Un grand bouddha de bronze au temple Naksansa, entouré de forêt aux couleurs d'automne

Voyage en Corée du Sud : préparer son séjour de A à Z

Formalités, K-ETA suspendu jusqu'au 31/12/2026, budget, itinéraire de 15 jours et transports : tout pour préparer son voyage en Corée du Sud sans se tromper.

Bonne nouvelle avant même d’ouvrir un onglet de réservation : pour un séjour touristique, tu n’as besoin ni de visa, ni de K-ETA jusqu’au 31 décembre 2026. La Corée du Sud est l’une des destinations d’Asie les plus simples à préparer côté paperasse, ce qui laisse toute l’énergie pour les deux vraies décisions, la période et l’itinéraire. Voici comment je m’y prendrais pour un premier séjour.

Ce qu’il faut retenir

  • Formalités : ni visa ni K-ETA jusqu’au 31 décembre 2026 pour un séjour touristique de moins de 90 jours. Une e-Arrival Card à remplir dans les 72 heures avant l’arrivée.
  • Durée idéale : 12 à 15 jours pour enchaîner Séoul, Gyeongju, Busan et Jeju sans courir.
  • Période : mi-avril à début juin, ou fin septembre à début novembre.
  • Erreur à éviter : viser juillet. C’est le cœur de la saison des pluies.
  • Budget sur place : hors vol et hébergement, 30 000 à 50 000 wons par jour suffisent largement (repas de quartier autour de 10 000 à 15 000 wons, trajet de métro 1 550 wons).
  • Premier réflexe à l’atterrissage : acheter une carte T-money (3 000 wons) à la supérette de l’aéroport.

Formalités : le K-ETA est suspendu, mais regarde bien la date

C’est le point sur lequel je vois passer le plus d’informations périmées, alors soyons précis. Le K-ETA, l’autorisation de voyage électronique coréenne, existe toujours, mais les ressortissants français en sont temporairement exemptés. Le ministère de la Justice coréen a prolongé cette exemption d’une année supplémentaire par un avis publié le 25 décembre 2025 : elle court désormais du 1er janvier au 31 décembre 2026, pour 67 pays dont la France. France Diplomatie confirme cette prolongation sur sa fiche pays, mise à jour le 10 août 2026.

Concrètement, pour du tourisme, tu entres sans visa et sans K-ETA, pour 90 jours maximum. En échange, tu dois transmettre tes informations d’entrée via l’e-Arrival Card, en ligne sur e-arrivalcard.go.kr dans les 72 heures qui précèdent l’arrivée, ou sur formulaire papier à l’immigration. Détail contre-intuitif : ce sont les détenteurs d’un K-ETA valide qui en sont dispensés, pas les exemptés. Le Q-Code, lui, est le formulaire sanitaire, et il reste facultatif.

Trois précautions. D’abord, si ton départ tombe après le 31 décembre 2026, revérifie sur k-eta.go.kr avant de réserver : ce dispositif a déjà été suspendu puis prolongé plusieurs fois, et rien ne garantit une nouvelle reconduction. Ensuite, méfie-toi des sites intermédiaires qui vendent un K-ETA au prix fort, parfois pour un document sans valeur : le seul site officiel est k-eta.go.kr. Enfin, côté passeport, France Diplomatie n’exige pas six mois de validité au-delà du retour, mais un passeport intact, sans page décollée ni couverture abîmée.

Quand partir, et les semaines à ne pas réserver

La Corée a quatre saisons franches, ce qui rend le choix de la date plus déterminant que le choix des villes. Deux fenêtres sortent du lot : de mi-avril à début juin, et de fin septembre à début novembre. Ciel dégagé, températures qui permettent de marcher toute la journée, et les deux moments où les paysages travaillent pour toi, cerisiers au printemps, érables rouges à l’automne.

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La saison des pluies s’étend de fin juin à mi-août, avec juillet en mois le plus arrosé. Les averses sont violentes mais rarement continues, donc ce n’est pas un voyage perdu, c’est un voyage contrarié : randonnées annulées, îles inaccessibles, photos grises. Août ajoute une chaleur lourde et le pic des congés coréens. Si tu n’as le choix qu’entre juillet et rien, pars, mais construis un programme urbain et couvert. L’hiver est sec et vraiment froid, cohérent pour un séjour Séoul seul, beaucoup moins pour Jeju.

Un verdict que je préfère assumer : la semaine des cerisiers est courte, imprévisible d’une année sur l’autre, et les sites emblématiques sont saturés. Caler tout un voyage dessus, c’est prendre un risque pour deux photos. Début mai donne 90 % du plaisir avec 20 % de la foule.

Combien prévoir

Repère de conversion pour lire les prix qui suivent : au 13 août 2026, 1 euro valait environ 1 630 wons. Le won a bougé de plus de 6 % en deux mois cet été, donc prends ça comme un ordre de grandeur, pas comme une règle de trois.

La vie quotidienne est nettement moins chère qu’au Japon et que chez nous. Un repas dans un restaurant de quartier tourne autour de 10 000 à 15 000 wons, et l’entrée du palais Gyeongbokgung est à 3 000 wons pour un adulte étranger. Ajoute quelques trajets urbains, dont je détaille le tarif plus bas, et tu as ta journée. Autrement dit, les visites ne sont pas le poste qui fera exploser ton budget.

En additionnant ces lignes, une journée sur place hors hébergement et hors transport longue distance tient dans 30 000 à 50 000 wons sans se priver. Les deux vrais postes sont ailleurs : le billet d’avion et les nuits. C’est là qu’il faut arbitrer, pas sur les nouilles.

Un itinéraire de 15 jours qui tient debout

Le pays est compact et le train est rapide, ce qui autorise un circuit dense sans nuits blanches. Compte 11 h 30 à 12 h de vol direct entre Paris et Incheon, donc une première et une dernière journée à moitié perdues.

Séoul, 5 jours

Cinq jours ne sont pas de trop, parce que Séoul se visite par quartiers plus que par monuments. Un jour pour les palais et Bukchon, un jour pour la rive sud, un jour pour les marchés et la nuit, un jour pour la randonnée urbaine sur les hauteurs, et un jour de battement pour ce que tu auras repéré sur place. Le palais Gyeongbokgung est fermé le mardi : si ta journée palais tombe un mardi, décale, l’entrée y est en plus gratuite en hanbok, la tenue traditionnelle que l’on loue dans les boutiques du quartier.

Gyeongju, 2 jours

Ancienne capitale du royaume de Silla, c’est la halte historique du circuit, sur la ligne entre Séoul et Busan. Deux jours suffisent, et elle se fait très bien en coupant le trajet vers le sud plutôt qu’en aller-retour depuis Séoul.

Busan, 3 jours

Deuxième ville du pays, port, plages et marché aux poissons. C’est le contrepoint de Séoul : plus lente, plus étalée, plus respirable. Trois jours permettent de séparer la journée plage, la journée quartiers en pente et la journée marché, sans passer sa vie dans le métro local.

Jeju, 3 jours, mais pas pour tout le monde

L’île volcanique du sud est superbe, à condition d’aimer marcher et de louer une voiture. Sans voiture et sans envie de randonner, Jeju devient une station balnéaire coûteuse en temps de trajet, et je préfère alors rendre ces trois jours à Séoul ou à Busan. Si tu y vas, l’avion part de Gimpo, l’aéroport domestique de Séoul, pas d’Incheon.

Se déplacer : KTX, T-money et vols intérieurs

Le KTX, le train à grande vitesse coréen, relie Séoul à Busan en 2 h 15 à 2 h 30 selon les services, pour un billet de seconde classe autour de 60 000 wons en 2026. Les ventes ouvrent un mois à l’avance, la réservation se fait sur le site ou l’application Korail. Il existe un Korail Pass réservé aux étrangers, en formules de 2 à 5 jours, consécutives ou flexibles sur 10 jours : il ne devient intéressant que si tu enchaînes plusieurs longs trajets en peu de jours, ce qui n’est pas le cas d’un circuit classique à trois étapes. Fais le calcul billet par billet avant de l’acheter.

En ville, tout passe par la carte T-money. Elle s’achète 3 000 wons dans n’importe quelle supérette, se recharge au comptoir ou aux bornes des stations, et sert au métro, aux bus, aux taxis et même à payer en boutique. Le trajet de métro à Séoul est à 1 550 wons avec la carte depuis la hausse du 28 juin 2025, avec un supplément selon la distance parcourue. Les bus urbains sont au même ordre de prix. Prends-la à l’aéroport, avant même le premier trajet vers le centre : tu n’auras plus jamais à chercher de monnaie.

Pour Jeju, l’avion s’impose, et la liaison depuis Gimpo est l’une des plus fréquentées au monde, donc facile à caler à la dernière minute hors vacances coréennes.

Les usages locaux qui surprennent

Rien de piégeux, mais quelques réflexes évitent les moments gênants.

  • On se déchausse systématiquement chez l’habitant, dans les guesthouses traditionnelles et dans certains restaurants à tables basses. Prévois des chaussettes correctes, ça se remarque.
  • On donne et on reçoit à deux mains, ou une main soutenant l’avant-bras : verre, carte de visite, carte bancaire. C’est le geste de politesse le plus visible du pays.
  • Ne plante jamais tes baguettes verticalement dans le riz, la position est associée aux offrandes funéraires.
  • On ne laisse pas de pourboire. Ce n’est pas une économie, c’est une norme, et insister met mal à l’aise.
  • Au restaurant, on n’attend pas le serveur : il y a un bouton d’appel sur la table, ou on hèle franchement. Rester poliment silencieux, c’est attendre longtemps.
  • Les sièges réservés aux personnes âgées, aux femmes enceintes et aux personnes handicapées dans le métro restent vides même bondé. Ne t’y assieds pas, personne ne dira rien mais tout le monde le verra.
  • Les poubelles publiques sont rares dans les rues. On garde ses déchets sur soi jusqu’à une supérette.

Questions fréquentes

Faut-il un K-ETA pour aller en Corée du Sud en 2026 ?

Non. Les ressortissants français sont exemptés de K-ETA jusqu’au 31 décembre 2026, une exemption temporaire prolongée d’un an par le ministère de la Justice coréen et confirmée par France Diplomatie. Tu dois en revanche remplir une e-Arrival Card en ligne dans les 72 heures avant l’arrivée, ou sur papier à l’immigration. Pour un départ postérieur au 31 décembre 2026, vérifie sur k-eta.go.kr : le dispositif a déjà été prolongé plusieurs fois et peut redevenir obligatoire.

Combien de temps peut-on rester en Corée du Sud sans visa ?

90 jours maximum pour un séjour touristique, sans visa. Le dépassement de cette durée expose à une amende, à une expulsion et à une interdiction d’entrée pouvant aller jusqu’à cinq ans, selon France Diplomatie. Travailler avec ce statut est également interdit.

Quelle est la meilleure période pour partir en Corée du Sud ?

De mi-avril à début juin, et de fin septembre à début novembre. Ce sont les deux périodes où le temps est stable et les températures confortables pour marcher. La saison des pluies court de fin juin à mi-août, juillet étant le mois le plus arrosé : c’est la période à éviter en priorité.

Combien de temps dure le vol Paris-Séoul ?

Entre 11 h 30 et 12 h en vol direct vers l’aéroport d’Incheon. Plusieurs compagnies opèrent la liaison sans escale au départ de Paris-Charles-de-Gaulle, dont Air France et Korean Air.

Combien coûte un trajet en KTX entre Séoul et Busan ?

Environ 60 000 wons en seconde classe pour un adulte, soit près de 37 euros au taux d’août 2026, pour un trajet de 2 h 15 à 2 h 30. Les billets sont mis en vente un mois avant le départ sur le site et l’application Korail.

Quel budget prévoir par jour sur place ?

30 000 à 50 000 wons par jour hors hébergement et hors trajets longue distance suffisent confortablement. Ce montant couvre les repas dans les restaurants de quartier (10 000 à 15 000 wons), les transports urbains (1 550 wons le trajet de métro) et les entrées de sites, très bon marché puisque le palais Gyeongbokgung est à 3 000 wons.

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